Instants Tannés

Mood : John McTiernan, un dimanche pluvieux à Deauville

Paraît que, lors du festival, il y a foule. Des gens agglutinés là-bas, me montre Renaud d’une main gantée. Des stars qui traversent ici même, sur ces planches délavées et mouillées. Aujourd’hui, on ne voit que des silhouettes encapuchonnées, qui pressent le pas pour se rendre au chaud.

Devant les cabines de plage de Deauville, les noms des stars s’alignent : Sidney Lumet, Daniel Radcliffe, John Frankenheimer, Ian McKellen ou John McTiernan. Entre deux rafales, je sors mon appareil photo. Le cliché est blafard, comme frigorifié.

Alors nous aussi, on se met à hâter le pas pour rentrer se mettre un truc bouillant dans l’estomac. Tout en marchant, Renaud me commente le dernier festival du film américain. « C’était plus un festival de réalisateurs et de producteurs que d’acteurs. »

On passe à longues enjambées à côté du Normandy – l’hôtel où sont logés les acteurs -, du casino, des magasins de luxe nichés dans des maisons à colombages.

« Tu as vu ? » me fait soudain Renaud. Il rajoute quelque chose que je n’entends pas. J’enlève ma capuche. « Quoi ? » Il répète. Incompréhensible. J’enlève mon bonnet. « Quoi ? » « C’était Vincent Elbaz ! »

Je me retourne juste pour voir une silhouette avec une capuche sur la tête, emmitouflée dans une doudoune. Y’a pas à dire, c’était pas un temps à mettre une star dehors.